DAUMIER – DU RIRE AUX ARMES 1848-1870 (en français)

2018-09-12T08:55:10+00:00

Press release by

Le Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis

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Afin de célébrer le deuxième centenaire de la naissance d’Honoré Daumier, le musée d’art et d’histoire de Saint-Denis, riche de près de 4 000 lithographies de l’artiste, a décidé de lui rendre hommage. L’exposition accompagnant cette commémoration privilégiera une période particulière de son existence, celle qui va de la Révolution de 1848 à la guerre de 1870, et un des thèmes récurrents de son œuvre, le divertissement, sous toutes ses formes théâtrales ou musicales. L’ensemble sera replacé dans l’effervescence d’un Paris point de mire et but de voyage du monde entier, mais néanmoins sous la coupe permanente d’une censure impitoyable.

Avec la collaboration d’autres institutions publiques, Bibliothèque Nationale de France, Bibliothèque des Arts du spectacle, Bibliothèque de la Comédie Française, Bibliothèque de l’Opéra national de Paris, et Musée d’Orsay, le musée de Saint-Denis pourra ainsi évoquer l’actualité qui inspira Daumier, telle la naissance du vedettariat avec Rachel au théâtre, ou Ernesta Grisi à l’opéra sur fond d’opposition entre musiciens français (de Berlioz à Bizet) et italiens (de Rossini à Verdi), sans oublier les divertissements populaires, musique et bal. On y rencontrera aussi l’engouement pour certaines formes musicales importées, sur lesquelles planera l’image de la Lola de Valence de Manet, ou bien encore l’apparition de nouveaux divertissements qui nous amèneront à évoquer l’incontournable figure, autant admirée que vilipendée, d’Offenbach.

La réunion de cet ensemble d’œuvres de techniques variées, puisqu’entre les images se glisseront les costumes et les accessoires qui furent alors portés, permettra de juger de l’allusion ou de l’illusion comique derrière laquelle se profilent bien souvent les armes et les larmes de l’Histoire. Elle nous permettra aussi probablement de connaître un peu mieux Honoré Daumier, ses relations et ses distractions… lorsque la pierre lithographique lui laissait quelque liberté.